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Burkina Faso : un rapport à mi-parcours sur la radicalisation et l'extrémisme violent présenté au MATDC
11 mai 2020

Le comité de pilotage de la stratégie nationale de la prévention, de la radicalisation et de la lutte contre l’extrémisme violent a présenté le jeudi 30 avril 2020 à Ouagadougou leur rapport à mi-parcours au ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale (MATDC), Siméon Sawadogo.

L’avènement de la radicalisation et de l’extrémisme violent coïncide au Burkina Faso avec les attaques terroristes

Pour faire face à cette situation d'extrémisme violent, le gouvernement burkinabè  a, au cours du Conseil des ministres du 25 avril 2018, autorisé l’élaboration d’une stratégie nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent au Burkina Faso.

Lors de son intervention, le MATDC, Siméon Sawadogo s’est dit satisfait du niveau de production du comité d’élaboration de la stratégie nationale de la prévention, de la radicalisation et de la lutte contre l’extrémisme violent. Il les a encouragé à adjoindre à la stratégie proposée, un plan d’actions opérationnel en vue de parer à l’urgence. 
« J’exhorte le consultant ainsi que son équipe qui ont présenté un diagnostic suivi des propositions de solutions dans la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent, à nous proposer dans l’urgence un plan d’actions qui puisse nous aider à sortir de l’ornière », a-t-il laissé entendre.
« Cette étude qui est menée dans l’espace du G5 Sahel, nous commande de nous concerter entre Etats de cet espace afin que l’application des recommandations qui en sont issues soient soit la plus efficace possible », a ajouté le MATDC.

Pour le consultant, Sadou Sidibé, le diagnostic de l’étude sur la stratégie nationale de lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent fait ressortir entre autres causes de radicalisation, les conflits fonciers, les conflits entre agriculteurs et éleveurs, les conflits liés à la chefferie traditionnelle et à l’orpaillage.

Au nombre des solutions retenues et applicables dans l’urgence, il peut être noté la nécessité de dépolitiser l’administration, d’aller vers une gestion vertueuse de l’Etat, de veiller à policer le discours politique et d’améliorer la gestion du foncier,...

Il faut noter que les prochaines étapes pour la finalisation de la stratégie consisteront entre autres à la production du rapport diagnostic, la validation du document au niveau du comité de pilotage, l’atelier national de validation.

source: Ouaga

 

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