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Atelier de formation sur la prévention de la radicalisation sur internet chez les jeunes filles
11 novembre 2020

Le 17 octobre 2020, l’atelier de formation sur la prévention de la radicalisation des jeunes filles sur internet a eu lieu à Yaoundé au siège de l’IPREVA. 20 jeunes filles et garçons issus des milieux académique et professionnel (chercheurs, promoteurs des droits des filles, prévention de l’extrémisme violent etc.) ont participé en présentiel et en ligne. Après le rappel du contexte dudit atelier, les échanges ont été conduits sur trois axes thématiques.
En effet, il ressort qu’à la suite du couplage médias-terreur développé dès le début de la seconde guerre mondiale, les groupes djihadistes (Al-Qaeda au Maghreb islamique, Daech, les chebabs en Somalie, Boko Haram dans le Lac Tchad etc.) ont construit des politiques de communication numérique visant à réaliser quatre types d’actions : revendiquer, diffuser, convaincre et recruter. Aujourd’hui, d’après les sources de Google, plus 720 000 pages sont générées par des groupes radicaux ou terroristes entre janvier 2011 et décembre 2016.

Les outils du web sont ainsi à la portée de tous les insurgés et de tous les apprentis terroristes de la planète, lesquels n’hésitent pas à en faire une exploitation maximale comme n’importe quel utilisateur averti d’internet. A côté de la propagande du terrorisme sur internet par des groupes extrémistes, il y a une réelle appropriation par les internautes non affiliés à la mouvance djihadiste. Cet intérêt se manifeste à travers les téléchargements les plus fréquents, les commentaires postés sur les réseaux sociaux au sujet d’un attentat ou d’une séquence vidéo, ou encore les expressions de sympathie ou d’adhésion au sujet de tel ou tel document (écrit, audio ou vidéo) posté par des groupes extrémistes.

Le travail est donc immense pour les Etats, les organisations internationales, la société civile et les entreprises du Net pour prévenir les phénomènes de radicalisation violente, d’extrémisme violent et de terrorisme, qui connaissent l’implication tant des femmes et les jeunes filles que les hommes et les garçons. Selon Fatima Lahnait, auteure du rapport « Femmes kamikazes, le djihad au féminin », le nombre d’attentats-suicides commis par des femmes a été de 15% en 2017. D’après son décompte, en 2017, 137 attentats-suicides ont été commis par des femmes dans 23 pays (contre 77 en 2016 et 118 en 2015). L'augmentation significative en 2017 est due au développement du mouvement Boko Haram. Dans le nord de la Syrie, les rapports indiquent que les autorités kurdes détiendraient environ 2 000 femmes et enfants étrangers associés à l’Etat islamique. Dans le nord du Nigéria, des milliers de femmes et de filles associées à Boko Haram volontairement ou par force sont hébergées dans des camps militaires pour personnes déplacées, exposées aux abus sexuels, et stigmatisées par leurs communautés d’origine.
L’atelier s’est ainsi inscrit dans le cadre des politiques internationales de prévention de l’extrémisme violent. Il s’agit en particulier du programme pour les femmes, la paix et la sécurité encadrés par les Résolutions 1325 et 2242 des Nations unies et le plan d’action des Nations Unies pour la prévention de l’extrémisme violent. Il visait à

promouvoir la résilience des jeunes, notamment les filles face aux risques de radicalisation violente sur internet.

Trois axes de discussions étaient abordés : la connaissance du processus de radicalisation sur internet (sensibilisation, conditionnement, endoctrinement, embrigadement et l’incitation au passage à l’acte violent) ; l’identification des risques de radicalisation sur les réseaux sociaux ; la problématique de la maîtrise de soi (ou son identité), l’individualité numérique et la quête spirituelle.
Les échanges se sont soldés sur une note d’appréciation.