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Séminaire de sensibilisation: « Tous UNiS pour prévenir les violences faites aux filles/femmes en milieu scolaire »
01 février 2021

Dans le cadre de la commémoration de la Journée mondiale pour l’élimination des violences basées sur le genre, l'IPREVA a organisé un séminaire de sensibilisation des étudiant-e-s de l'Univestante Protestante d'Afrique Centrale (UPAC) le 04 décembre 2020. L'ateleir visait à outiller les jeunes étudiant-e-s sur les facteurs et les mesures de lutte contre les Violences Basées sur le Genre. Il s'agissait de : 

  • Vulgariser les concepts de base relatifs au genre ; le cadre normatif et des enjeux de lutte contre les VBG.
  • Favoriser l’intégration du genre dans la prise de décisions chez les jeunes en tant qu’acteurs du développement et de sécurité.
  • Vulgariser les mesures de lutte contre les VBG.

 

En effet, les inégalités entre les filles, les femmes et les garçons, les hommes persistent au Cameroun comme dans le reste du monde malgré les mesures prises sur le plan international, régional et national pour inverser cette situation. La crise sécuritaire liée à Boko Haram dans l’Extrême-Nord, la crise humanitaire des réfugiés centrafricains à l’Est, dans l’Adamaoua, la crise sociopolitique dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest et la crise sanitaire de la pandémie à covid-19 ont accentué ce phénomène tout en accélérant les violences basées sur le genre (VBG) au Cameroun.

 70 % de femmes dans le monde sont victimes de violences au cours de leur vie et une femme sur cinq est victime de viol ou de tentative de viol ; plus de 130 millions de filles et de femmes ont subi des mutilations génitales, principalement en Afrique (ONU).

Au Cameroun, 54.54% de femmes sont victimes d’abus psychologique, 50.24% des violences économiques, 24% des adolescentes ont subi le repassage des seins et 1.4 % ont été victimes de mutilations génitales féminines. Selon l’Association de Lutte contre la violence faite aux femmes (ALVF), concernant les violences faites aux femmes au Cameroun en 2011, les statistiques démontrent qu’au niveau national : 55% des femmes (de 15-50 ans) ont déjà subi différentes formes de violence au-moins depuis l’âge de 15 ans, 20% des femmes ont été forcées d’avoir leur premier rapport sexuel, 14% des femmes ont déclaré avoir subis des violences pendant qu’elles étaient enceintes 29 % des femmes déclarent avoir été victimes d’actes de violences sexuelles à n’importe quel moment de leur vie. Dans le couple : 45% des femmes ont subis des violences physiques, 20% des violences sexuelles et 42% des violences morales… Il est aussi signalé que : 51,4% des actes violents ont été commis par les maris et/ou partenaires, 48% des victimes déclarent n’avoir jamais recherché de l’aide, 39% des victimes n’ont jamais parlé à personne de la violence qu’elles subissent ou qu’elles ont vécus. Notons que la jeune fille face à ses violences revête une double vulnérabilité, du fait de sa catégorie sociale de jeune ou de « femme ».

La crise sanitaire de covid-19 en cours s’est accompagnée de manière générale d’une hausse subite des cas signalés de violences domestiques, au moment même où différents services de justice, de santé et d’accueil sont réaffectés à la lutte contre la pandémie », constate le rapport du Secrétaire général des Nations Unies « Responsabilité partagée et solidarité mondiale : Gérer les retombées socioéconomiques de la COVID-19 ». Bien que l’on a observé une maîtrise progressive des crises au Cameroun, des risques de violence de genre restent très élevés chez les jeunes filles. Ils constituent une menace pour la paix durable et la dignité humaine, car les VBG remettent en cause le droit international des droits de l’homme et les principes d’égalité des sexes.

S’inscrivant sur le plaidoyer « Tous UNiS d’ici à 2030 pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes (campagne Tous UNiS) » menée sous l’égide du Secrétaire général des Nations Unies, M. António Guterres, IPREVA souhaite sensibiliser les jeunes étudiant-e-s dans le cadre de la commémoration de la Journée mondiale pour l’élimination des violences basées sur le genre.

Le séminaire de sensibilisation a contribué à mettre en revue deux principaux problèmes en milieu jeune au Cameroun: la prévention des VBG et la prévention de l’extrémisme violent. Il a souligné la nécessité de prendre en compte le genre dans le secteur de sécurité, notamment dans les processus de consolidation de la paix et du vivre ensemble. 

Voir le reportage en cliquant sur le lien ci-dessous: 

https://www.youtube.com/watch?fbclid=IwAR2OMKZsR4Gz5rFQZIKCzag0WGlnPxTzToxeyaYBx4ntyp037ApKSZHwGxA&v=5SPTSxnFPBs&feature=youtu.be