Les concepts de radicalisation et d’extrémisme violent sont
subjectifs et ont une signification différente selon le contexte et la
perspective. De plus, leurs définitions changent constamment parce
que la façon dont ils sont exprimés et matérialisés varie à l’intérieur des
pays et d’un pays à l’autre. Elles découlent également de nouvelles
vulnérabilités et utilisent des approches et des technologies différentes.
Une opinion extrémiste est généralement considérée comme très
différente de ce qui est considéré comme une opinion dominante. Les
points de vue extrémistes ne sont pas nécessairement illégaux et ne
conduisent pas systématiquement à la violence. Les personnes qui ont
choisi d’exprimer ou de penser radicalement sans porter atteinte aux
libertés civiles des autres citoyens sont équitablement protégées par les
droits fondamentaux et les droits de l’homme.
Un point de vue radical
ou extrémiste cesse donc d’être acceptable lorsqu’il devient une menace
pour les démocraties ou qu’il encourage la violence, afin d’exercer des
contraintes sur les personnes pour atteindre ses objectifs. C’est dans ce
sens que l’extrémisme violent constitue une menace pour les sociétés et
notre continent, car il peut conduire au terrorisme et à l’instabilité
généralisée. La radicalisation est alors le processus par lequel les
individus peuvent adopter des postures radicales au point qu’ils doivent
agir en conséquence.
Ce processus est soit déclenché directement par
des leaders charismatiques (verticalité et asymétrie du pouvoir), soit
indirectement au sein des mêmes communautés ou réseaux
linguistiques (horizontalité du pouvoir) (A. Bilounga et F. Fresse, 2019).
En effet,